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Iva : Volleyeuse professionnelle

Dernière mise à jour : sept. 11



Lorsque je rencontre Iva pour la première fois, je me retrouve face à une femme éclatante. Son charisme, son allure sportive dans sa robe virevoltante me font comprendre que c’est une héroïne hors du commun qui se tient face à moi.

Volleyeuse professionnelle accomplie à seulent 21 ans, elle me fait découvrir son parcours.

Championne de France Elite avec l’équipe d’Evreux, c’est aujourd’hui avec celle de Nîmes qu’elle continue son évolution professionnelle.

Tout commence avec une histoire sportive familiale forte. Elle est un éblouissant mélange entre une maman serbe, ancienne volleyeuse de l’équipe d’ex-Yougoslavie avec près de 300 sélections, et un papa monténégrin ancien handballeur de l’équipe d’ex-Yougoslavie avec plusieurs dizaines de sélections.


Sa grande sœur est volleyeuse en ligue A et son oncle est co-entraineur de l’équipe nationale féminine de Serbie et aussi entraineur de l’Etoile Rouge de Belgrade en volley féminin. Cela fait un sacré palmarès familial !

C’est ainsi que notre petite Iva voit le jour à Lyon en 2000. Elle part pour Mulhouse à l’âge de 7 ans du fait de la mutation de son papa qui est coach, et doit faire face à son 1er choix cornélien : Volley ou Hand ?


Le destin l’aide à choisir car le club de hand est à 15 km de la maison et c’est donc le club de volley qui remporte la victoire pour elle et sa sœur.


Quelques années plus tard, elle intègre la section sportive du collège de Kingersheim où elle se surclasse très rapidement et mesure déjà 1m75 en 6ème. Dépassant ses « petits » camarades mais aussi ses professeurs, c’est avec un sourire qu’elle me dit se sentir rassurée quand elle voit que certains la rattrapent en taille en 3ème.

Lors de son année de 4ème, présente en équipe de France cadette, c’est le Pôle Espoir de Mulhouse qui lui ouvre ses portes pendant 3 ans. Par la suite elle est admise au Pôle Espoir de Saint-Raphaël, qui a pour but de regrouper les meilleures joueuses. Et enfin c’est le Pôle France à Toulouse qu’elle rejoint pour 3 ans.


Eprise de compétition à haut niveau, Iva enchaine les entrainements, les matchs, montre ses talents et se démarque. Son corps est mis à rude épreuve et le destin s’en mêle avec une blessure qui met en péril la carrière de notre héroïne.

2018, elle se blesse à la cheville. Le diagnostic est lourd car elle a une entorse avec tous les ligaments rompus. Ne marquant pas lors d’anciennes blessures, cette fois sa cheville enfle énormément. N’ayant que 18 ans à ce moment-là, les avis médicaux déconseillent l’opération mais après de longues heures d’échange avec le chirurgien, elle arrive à le convaincre qu’elle peut surmonter cette épreuve.


Elle nous prouve qu’elle est une guerrière car à peine 4 mois ½ après son opération et avec un bon suivi post-opératoire, elle fait un retour en force sur le terrain et signe pour un an avec le club d’Evreux.


Elle est réceptionneuse-attaquante, c’est-à-dire qu’elle attaque à gauche du filet et réceptionne. Mais ce n’est pas tout, elle soutient l’équipe, bloque et défend. Pouvoir reprendre après sa blessure lui permet de progresser rapidement. Elle remplace sa capitaine dès le 1er match des play-offs qui s’est blessée. Elles auront :

19 matchs gagnés sur 22 !!!

C’est avec un magnifique esprit d’équipe et une cohésion extraordinaire qu’Iva et son équipe finissent Championnes de France Elite et passent en Pro A.

Quand je lui demande ce qu’elle ressent, c’est avec un sourire jusqu’aux oreilles et des étoiles dans les yeux qu’elle me confie que c’est une sensation folle et complexe à décrire mais surtout un projet qui aboutit pour l’équipe par une fin récompensant tous les efforts qu’elle a fournis.


Pour finir notre interview, nous prenons un petit café qui nous permet de discuter de… volley aux JO. Au bout de quelques secondes j’ai droit à une analyse technique poussée : détails des attaques, particularité des liberos. C’est un cours particulier de volley qui m’est donné et en en sortant, je suis dévoré par l’envie d’aller sur le terrain, d’enfiler mon short et de faire quelques échanges.


Finalement, c’est plutôt devant la série Haikyuu que j’étancherai ma soif de matchs.

Mais pour revenir sur notre héroïne du jour, son expérience la mène aujourd’hui à pousser les portes de l’équipe de Nîmes tout en préparant un BTS Tourisme à distance. Amateurs de volley féminin, préparez vos bannières et votre plus belle voix pour aller encourager nos volleyeuses adorées.


Crédit photos : Jessy Seidler

Thierry Esnol


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